INTERVIEW: Blaz Pit AKA La Débrouillardise

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Blaz Pit,  jeune MC de Clermont est le nouveau talent qui nous a épatés avec ses différents projets passés. Bercé par la musique Congolaise et par de grands noms comme The Fugees ou IAM, son amour pour la musique et le Hip Hop en particulier est inconditionnel. Blaz Pit veut réussir et c’est partant de rien, avec peu de moyens, qu’il sera parvenu à se faire booster par des rappeurs à notoriété, faire sa promo à la radio et ainsi que la première partie de Joke – oui, la débrouillardise. Le MC prépare la sortie de son nouvel EP “Ebandeli” prévue pour le 4 Novembre prochain. Nous nous sommes entretenus avec le rappeur motivé et bien déterminé à se faire une place dans la scène rap FR… 

 Raconte-nous ta première approche avec le Hip Hop…

J’ai commencé à écouter du rap vers les 6-7ans avec « Petit Frère » de IAM. Mes parents, qui, d’habitude écoutaient beaucoup de musique Congolaise ont acheté l’album « The Score » des Fugees et ça a été ma toute première approche avec le rap. Mes grands frères et soeurs me faisaient écouter plein d’artistes comme MC Lyte, le 113 avec « Les Princes de la Ville » qui a été mon tout premier CD gravé. Il y avait aussi la Mafia K’1 Fry et leur album « La Cerise sur le Ghetto » et bien sûr les Lunatic qui m’ont marqué à vie. Je me souviens de mon tout premier CD procuré légalement, c’était celui Busta Flex du même nom.

Donc plus Rap Français ou US ?

J’ai toujours écouté du rap US surtout East Coast (NY) et du rap Français old school… Mais j’ai plus un penchant pour le kainri, c’est la base, il faut l’estimer à sa juste valeur, la culture vient de là-bas et il faut rendre à césar ce qui est à césar !

J’en conclus que ça t’a poussé à tenter ta chance dans le rap. À quel âge as-tu commencé à rapper ?

J’ai commencé à rapper vers l’âge de 13-14 ans avec les grands du quartier. Ils avaient même sorti un projet et pour la pochette du CD ils avaient demandé aux petits de poser, y’avait ma tête dessus ! C’était fort, ils faisaient participer les jeunes et les représentaient. Ils nous avaient même proposé de poser sur des cassettes avec un pote… on a fait ça pendant trois mois pour délirer mais le naturel a repris le dessus !

Et pourtant aujourd’hui tu as un bon petit début de carrière. Raconte-nous tes débuts en tant que Blazpit.

Mon premier son solo sérieux, je l’ai écrit en 2011 « 1000 &1 mesures ». Un texte bien travaillé que j’ai mis du temps à écrire. C’était une sensation bizarre d’aller au studio tout seul pour enregistrer. On avait, mes potes et moi, économisé de l’argent pour pouvoir se permettre d’aller enregistrer nos sons. D’ailleurs ils ont eu des retours positifs, on a été surpris ! J’ai ensuite sorti « Egotrip Lettre P » sur une face B et suite à ça, un ami à moi m’a influencé pour sortir un projet. Un jour j’ai envoyé un son à Gaïden de Rap Contenders qui l’a aussi partagé, ce qui m’a permis de faire ma première radio sur idFM. À partir de là, je me suis dit que c’est un passe-temps que je peux prendre au sérieux. Fin été 2012, j’ai été approché par le producteur d’un label Londonien qui m’a convaincu d’abandoner mon projet en cours et de signer chez lui. J’ai donc signé un contrat d’artiste d’un an, et c’est sous son label que j’ai sorti le maxi 2 titres « Dark Negro » dont un titre du même nom, et « Triple Double » qui est un registre beaucoup plus different car j’ai l’habitude de rapper sur des instrus façon old school. Je suis ensuite redevenu indépendant. A partir de la fin de ce contrat, j’ai sorti « 2000 & 1 Mesures », le freestyle « Emancipation »… J’ai dû repartir sur un autre projet, plus sérieux et vu que c’est notre argent, je me suis dit qu’il fallait vraiment se serrer les coudes. Il faut savoir que j’ai gardé contact avec Alex et Martin, les deux beatmakers qui m’ont cadré pour le maxi « Dark Negro » et jusqu’à maintenant, ils font parti de mon équipe, m’assistent dans tout ce que je fais, me font tous mes beats et sont à la fois mes managers et producteurs. Donc suite à ça j’ai sorti « Phoenix » et « Libonza ».

As-tu des projets en cours ?

Oui, je travaille sur un EP qui est bouclé et sortira le 4 Novembre 2015.

Des big ups à passer ?

En priorité le Tout Puissant puisque c’est lui qui nous donne la force de mener à bien chacun des projets dans lequel chacun se lance. Ma mère, je la remercie grandement, elle m’a toujours booster de fou, mon petit frère alias mon premier fan et mes petites soeurs. Alex et Martin, puisque de la premiere à la dernière session studio ils ont été présents. Big up à Luri l’ingénieur son qu’on a épuisé comme pas possible le pauvre, il a fait du vrai taff. Tous les gens qui m’ont apporté tout au long de la conception de l’EP, leur soutien de manière directe ou non. Ils sont nombreux et se reconnaîtront : amis, famille… eux-mêmes sauront.

RDV LE 4 NOVEMBRE 2015 #EBANDELI

Twitter : @blazpit / SoundCloud : Blazpit

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Rédaction : Odionne

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